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BonPlan
N° 100 Avril - Mai 2008
Pour que demain soit une autre histoire
!
Par Elisabeth Badache
Il nous incite à
en savoir plus sur l’identité de ceux qui nous ont
précédés.
Il nous entraîne sur la trace de nos aïeux pour reconquérir
notre liberté.
Il, c’est l’arbre généalogique tel qu’il
est utilisé par certains thérapeutes.
Un arbre généalogique un peu particulier
puisqu’il nous fait entrer dans la peau d’un détective
privé, qui va mener une enquête très intime,
celle de l’histoire de sa famille. Famille avec ce qu’elle
nous a transmis de valeurs, mais aussi de difficultés, de
manques et parfois de blessures. L’enquêteur part à
la recherche d’informations sur ses ancêtres, leur vie,
et les événements historiques qui ont traversé
leur histoire. Ses investigations le mènent à comprendre
ce qui le forge et le construit, parfois contre sa volonté.
Elles débusquent aussi certains accidents répétitifs.
Un événement similaire sur 5 générations
au même âge et pour la même occasion laisse perplexe
et invite à la réflexion. C’est à cette
réflexion que nous convie la psychogénéalogie,
(branche de la psychologie alliée à la généalogie).
Une approche récente (elle date de 1970), mais qui a fait
ses preuves. Elle a été initiée par Anne Ancelin
Schützenberger, psychologue de renommée internationale,
et est reprise aujourd’hui par de nombreux thérapeutes,
psychiatres ou psychologues, qui intègrent l’aspect
générationnel à leur pratique. Mais attention
à l’analyse sauvage, adressez-vous à des spécialistes
qui vous guideront et vous conseilleront dans cette quête
passionnante !
Comme Roger en 1990, qui
accompagne son fils de 6 ans à sa première rentrée
scolaire et qui a un accident de voiture. Il se souvient d’avoir
eu un accident de voiture alors qu’il était lui-même
âgé de 6 ans (en1960) et que son père le conduisait
à l’école. Le père ayant lui aussi eu
un accident pour sa première rentrée scolaire en 1935.
C’est en remontant ainsi le fil du temps, que Roger se rend
compte que le décès prématuré de l’arrière-grand-père
durant la Première Guerre mondiale, a empêché
son grand-père d’aller à l’école.
Il devait aller travailler pour nourrir la famille. L’événement
déclencheur de la suite de répétition a été
trouvé, la répétition peut être cassée.*
« Aïe, mes aïeux !
»
Anne Ancelin Schützenberger,
Éditions Épi / La Méridienne, 1993
www.psychogenealogie.name
Méthodes de recherches
Arbre généalogique
www.guide.genealogie.com
Psychothérapie vigilance
www.psyvig.com
*page 130, « Aïe, mes aïeux
! »
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