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BonPlan
N° 93 Janvier - Février 2007
Père et impairs Acte
II : allô papa, ici bébé
Par Frédéric Sougey
Résumé
de l’épisode précédent : Kimberley et
Steve ont décidé d’avoir un enfant. Rongé
par l’angoisse, le futur papa s’en tire finalement comme
un chef au cours de la grossesse. Mais voici venu le temps de l’accouchement…
Les
premières contractions de votre compagne se font sentir (généralement
vers 3h du mat’, après une journée harassante),
l’aboutissement de 9 mois de préparation est proche.
Tout est logiquement déjà prêt pour votre départ
à la maternité. Si madame s’est chargée
elle-même de préparer ses affaires (silence sur son
intérêt à embarquer 3 valises et sa trousse
de maquillage pour seulement 4 jours…), collaborez pour la
besace de bébé. Une petite liste du matériel
de toilette et des vêtements que vous aurez à apporter
vous sera probablement fournie par votre maternité. C’est
cette dernière qui a priori se chargera des couches, n’hésitez
pas à poser la question.
Passons à l’accouchement à
proprement parler, acte mythique sur lequel circulent des dizaines
de légendes urbaines. Plusieurs possibilités s’offrent
alors à vous, ne vivez rien comme une obligation.
Si vous préférez ne pas assister à l’accouchement,
pensez que d’autres moyens existent pour soutenir la future
maman : l’accompagner aux cours de préparation, visiter
avec elle la maternité avant le jour J…
Il ne reste plus qu’à patienter fébrilement
en salle d’attente. Prévoyez des occupations et une
paire de semelles de rechange, l’accouchement peut être
long, notamment pour un premier enfant.
Si au contraire vous décidez d’accompagner votre partenaire
jusqu’au bout de l’aventure, soyez bien préparé
! Pas facile en effet de pénétrer dans l’univers
mystérieux et aseptisé des salles de travail et d’accouchement.
D’autant plus que l’imaginaire collectif n’est
pas franchement rassurant : vomissements et autres évanouissements
pullulent dans les films ou séries télévisées.
S’il est évidemment normal de ne pas se sentir extrêmement
à l’aise à la vue de tous ces liquides physiologiques,
il y a toutefois peu de risques que vous tombiez dans les pommes
(si néanmoins vous ne supportez vraiment pas le sang, sortez
de la salle d’accouchement). Placez-vous plutôt derrière
votre femme pour éviter certaines visions « traumatisantes
», votre future vie sexuelle vous en rendra grâce…
Votre rôle va désormais consister à encourager
votre douce moitié, quitte à encaisser quelques insultes
sur le coin du nez ou à vous faire broyer la main par sa
toute nouvelle force herculéenne… Aidez-la à
maîtriser sa respiration selon les techniques abordées
lors des cours de préparation à la naissance (la sécurité
sociale rembourse 8 séances à 100% si elles sont faites
par un médecin ou une sage-femme), passez-lui de l’eau
sur le visage… Au moment de l’« expulsion »
assistez-la pour trouver la meilleure position et pousser aux bons
moments.
Le moment magique est enfin arrivé : cet adorable bébé
sanguinolent, braillard et au crâne mou est bien votre enfant.
Le cordon symboliquement coupé (encore une fois cet acte
n’a aucun caractère obligatoire, faites selon vos envies),
il ne vous restera plus qu’une toute petite formalité
à effectuer : l’élever.
Mais ceci est déjà une autre histoire…
Si vus avez manqué le 1° épisode
:
Père
et impairs Acte 1 : 9 mois de réflexion
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