Les enjeux de cette lutte relèvent du fait de « sortir  de l’inefficacité de la politique sociale actuelle ».

Priorité sur l’enfance

Comme le rappelle Olivier Noblecourt, la jeunesse est la priorité du plan pauvreté (voir première partie de notre compte-rendu : Les Constats). Il rappelle, néanmoins, la performance de l’Etat en matière de redistribution sociale. Pour sortir de cette inefficacité deux axes sont élaborés : prévenir l’augmentation de la pauvreté et rompre avec le déterminisme social.

Les droits de l’enfant doivent être garantis : manger tous les jours, être logé convenablement, accéder facilement à une école… Cela passe par exemple par de meilleures capacités d’accueil de femme avec enfants dans les structures d’hébergement d’urgence.

Autre angle d’attaque : la lutte contre le décrochage sous toutes ses formes : qu’il soit scolaire, institutionnel ou professionnel. Il sera important de limiter au maximum les sorties sèches de l’ASE, par exemple en instituant une obligation de formation pour les institutions.?

 

++ Une homogénéisation des pratiques

Une homogénéisation des pratiques sera également incontournable. Par exemple le taux de couverture par l’Etat des sommes allouées au RSA varie d’une région à l’autre, et il est étonnant de constater que la tendance est à une plus grande couverture dans les territoires les plus riches.

Les collectivités territoriales ainsi que les associations seront parties prenantes de ce plan pauvreté. C’est d’elles que dépend l’application et la cohérence des dispositifs car elles peuvent s’appuyer sur leur connaissance des territoires et de leurs particularités.

Quant aux problèmes soulevés par la mise en concurrence des structures sur les appels d’offres, le délégué proposait une solution, tirée des expérimentations sociales « Territoires Zéro Chômeurs » ou encore « Tapage », consistant à regrouper les acteurs pour établir des diagnostics de territoire et en tirer des propositions communes. Outre le plan pauvreté à appliquer, en somme, de beaux défis en perspectives.

 

Le travail social comme investissement

++ Des personnes en situation de pauvreté mieux accompagnées, leurs enfants mieux assurés de voir leurs droits respectés… c’est peut-être la condition sine qua non pour un futur offrant de meilleures perspectives ? Le travail social et l’argent qu’il nécessite –participeraient/alimenteraient donc- (seraient donc abordés dans) à une logique d’investissement. C’est bien de cela dont il s’agit.

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