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Qui veut la peau du RMI ?
Ça y est, la fin du RMI vient d’être annoncée en gros titres ces dernières semaines. Conclusion un peu trop rapide ou mort programmée ? Difficile de répondre : on sait que le nouveau "haut commissaire aux solidarités actives" Martin Hirsch, ancien président d’Emmaüs, trouve le RMI dépassé et n’a de cesse de dénoncer ses effets pervers. D’où la mise en place prévue du RSA (revenu de solidarité active) censé compenser la perte des "avantages de RMIstes" lors de la reprise d’emploi. Pourquoi pas ? C’est une réalité que le remplacement du RMI par un salaire, a fortiori à temps partiel, n’est pas forcément une bonne nouvelle : paiement des impôts locaux, fin des droits en ce qui concerne les transports en commun, obligation de s’acheter une voiture pour aller travailler, problèmes de garde d’enfants, diminution voire suppression de l’allocation logement, entre autres.
Or, on ne peut s’empêcher d’être étonné devant le mutisme, ou l’ignorance des médias sur la question des mesures déjà existantes sur cette question : prime de retour à l’emploi, intéressement et possibilité les premiers mois de reprise d’activité de cumuler une partie du RMI avec son revenu. Que deviendront-elles ?
On peut s’interroger sur l’empressement des médias à faire de la création du RSA une annonce comme quoi "Tous les RMIstes devront travailler en compensation de l’allocation versée" : le problème est-il si simple ? Que faire des personnes encore éloignées de l’emploi, pas encore prêtes ou trop cassées par la vie ? Que deviendront les actuels contrats aidés, Contrats d’Avenir et autres CAE ? Tant de questions auxquelles on peut difficilement répondre aujourd’hui, alors que la mise en place de la mesure est annoncée pour fin 2008-début 2009, et que les deux départements pilotes se mettent à peine au travail.
Une chose est sûre : une vigilance sérieuse reste de mise, notamment pour s’assurer que les RMIstes si fainéants ne seront pas les boucs émissaires tout désignés de la mise en place de la "France qui travaille"

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