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Un Baobab au Village
Du 9 au 24 décembre 2006, square Docteur Martin, à
Grenoble.
Ouvert de 10 heures à 20 heures
Visites guidées le samedi 16 et les mercredis 13 et 20 à
14h et 15h.
Echoppe Grenoble
Branche grenobloise de l’ONG Echoppe ouverte depuis juin 2006.
L’association s’occupe de la promotion du commerce équitable
et de la sensibilisation à la solidarité internationale.
Elle compte pour l’instant deux membres, Lucile Schodet et
Alix Larchey (qui ne seraient pas contre un petit coup de main)
qui ont travaillé d’arrache-pied depuis six mois pour
l’organisation d’ « un baobab au village ».
Les deux jeunes filles fourmillent de projets et ont prévu
de partir au Togo en janvier 2007.
Echoppe Grenoble, 30 rue Nicolas Chorier 38 000 Grenoble. Tél.
: 04 76 21 08 50

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Noël,
autrement
Par Frédéric Sougey
Un «
baobab au village », premier marché de Noël
du commerce équitable de Grenoble, a pris ses quartiers d’hiver,
Square Docteur Martin, jusqu’au 24 décembre. Ce lieu
de convivialité, qui réunit acteurs du commerce équitable
et d’autres structures de solidarité internationale,
espère avant tout sensibiliser le public à une consommation
plus responsable.
« Dans
cette période de Noël où les gens sont un peu
dans une phase de consommation frénétique, nous avons
voulu mettre en place un espace où l’on peut prendre
son temps explique Alix Larchey, de l’association Echoppe
Grenoble organisatrice du marché. Ici le but n’est
pas d’acheter un produit en deux secondes ou sous l’effet
d’une impulsion. »
Un « baobab au village »
profite en effet du côté « proximité »
d’un marché pour établir un lien avec les visiteurs,
le tout dans une approche pédagogique. « Notre
objectif est vraiment de toucher les gens, de les sensibiliser à
ce que représente le commerce équitable dans sa globalité.
La transparence autour des produits qui sont vendus ici est un critère
important. Nous avons ainsi prévu d’organiser des visites
guidées les mercredis et le samedi après-midi pour
accompagner le public dans cette action de démocratisation
du commerce équitable. »
Une démocratisation qui passe
par la lutte contre un certain nombre d’à priori. A
commencer par le prix. « Certains produits sont effectivement
chers et pas à la portée de toutes les bourses. Mais
c’est loin d’être une généralité
contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser. A
qualité égale, le commerce équitable peut même
proposer des prix plus bas. Notre action constitue à faire
prendre conscience aux gens que l’on peut mieux consommer
en consommant moins, sans dépenser plus. »
Le marché propose quelques
produits alimentaires, en premier lieu desquels les habituelles
têtes d’affiche : café et chocolat, mais surtout
des produits artisanaux d’Afrique et d’Amérique
du sud. Petite particularité, chaque stand regroupe plusieurs
boutiques. « Pour nous, cette collégialité
était importante, l’aspect solidaire passe aussi par
là. Certains vendent des vêtements, d’autres
de l’alimentaire, mais tous sont là dans le même
esprit. ». Une buvette baobab (structure originale
construite par deux étudiantes de l’école d’architecture
de Grenoble) où consommer café, thé et jus
de fruits se trouve au centre du marché. Enfin, une tente
de sensibilisation regroupe plusieurs associations sous l’égide
de Partages (qui organisera un goûter insolent le 20 décembre
à 16h pour permettre d’appréhender les inégalités
Nord/Sud).
En tout cas, les premiers jours d’
un « baobab au village » ont été
couronnés de succès, les visiteurs affluent et adhèrent
à l’initiative. De quoi donner des idées pour
la suite à Alix Larchey. « C’est un
événement qui est appelé à être
reconduit, avec quelques évolutions. Peut-être ciblerons-nous
également le commerce équitable nord/nord. C’est
important de consommer localement et de valoriser l’économie
locale. Et la période de Noël nous semble vraiment propice
pour continuer notre action. » |