Une alternative d’hébergement temporaire : Les containers maritimes s’imposent

Mardi 26 février s’est tenuE sur le site de « Perce-neige » chemin de ronde à Grenoble avec l’Atelier de l’ESCA, l’AREPI, Entropie, la Piscine fabrique de solutions pour l’habitat et Arpenteurs une réflexion sur l’alternative d’hébergement temporaire que représente les containers maritimes réaménagés,

À savoir imaginer des formes d’accueil en remplacement des cabanes de chantier pour un public de grands exclus, personnes qui ne peuvent prétendre à une chambre dans un foyer d’hébergement : dépendantes de l’alcool, ayant des troubles psychiques sévères ou possédant des chiens, personnes qui s’autoexcluent… souvent difficilement relogeables car ne supportant pas les contraintes de la vie en collectivité.

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Construits sur le site de la Piscine fabrique de solutions pour l’habitat, l’intérêt du container maritime est son prix modique et le fait qu’ils soit facilement déplaçable, et réaménagé essentiellement à base de matériaux de récupération. Le container peut devenir un lieu d’habitation mais reste la difficile question de l’isolation et du chauffage.

Les objectifs ont évolué concernant la finalité du projet : de salle commune à salle à manger, peut-il devenir hébergement individuel ? Un projet qui souffre encore d’un manque de médiatisation. Cette étude en est encore au stade expérimental. Il est prcontainer6évu d’améliorer l’isolation des locaux et de contruire encore moins cher. Romain Fournier, architecte à l’origine du projet, regrette de ne pas savoir si les pouvoirs publiques vont enfin s’investir dans ce projet novateur. A terme, il est envisagé de généraliser ces nouvelles constructions qui pourraient rapidement remplacer les 80 algecos de l’agglomération qui servent habituellement à loger un public en difficulté et constituer une véritable alternative aux hébergements classiques. Ils pourraient être habités par ces personnes en grande difficultés, toute l’année et pas seulement en période de grand froid. Les modules pourront être déplacés sur le principe d’un village nomade, une alternative intéressante quand on connait la difficulté à trouver des terrains disponibles ou laissés vacants sur de longues périodes par la municipalité.

 

L’intérêt est entre autre la synergie de trois démarches : conception d’un projet d’architecture, chantier d’insertion de l’AREPI concernant l’éxécution et la mise en oeuvre pour au final l’hébergement d’un public demandeur. Connecter les usagers à la fabrication, rendre les gens acteurs de leur vie, c’est ce que le chantier d’insertion de l’AREPI aura permis aux participants : « Grâce à nous il va y avoir une salle de convivialité pendant la période hivernale », « on aura été capable de construire quelque chose ». Une notion de valorisation très importante. Cela étant dit faut-il aujourd’hui continuer à travailler sur l’état d’un prototype, tenter une production à plus grande échelle, définir des protocoles – sorte

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 de mode d’emploi – pour essaimer et permettre à d’autres de s’emparer du projet  ? Malgré tout la démarche globale reste que le container maritime se révèle un outil adapté pour la mise en place de différentes actions qui permettent les croisements de valeurs et de compétences. Rendez-vous est pris au mois de mai pour approfondir une réflexion sur les pistes de travail en devenir.

 

 

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