Se loger 1



Chaque mois, dans Le Bon Plan, Maria Prokhorova* documente son processus de sortie de rue à Grenoble. Son récit s’inscrit dans une démarche réflexive visant à décrypter les mécanismes institutionnels des dispositifs sociaux et à en éclairer les logiques de fonctionnement, à travers les échanges qu’elle mène avec les professionnels qui l’accompagnent dans son parcours de rétablissement. Ce travail d’écriture constitue également un espace d’élaboration : il lui permet de mettre à distance des expériences traumatiques, d’objectiver ses stratégies de survie développées dans la rue et d’identifier les savoirs expérientiels ainsi que les habiletés sociales mobilisées au fil d’un parcours marqué par la discontinuité.

Je suis la chose derrière les mots, la destinataire d’une politique publique, le public cible d’un appel à projet ou d’une entreprise sociale, l’usagère d’une association, une personne en situation de grande précarité, sans-logis, sans-abri, sans domicile fixe, etc. une sale clocharde.

L’événement se déroule le lundi seize décembre deux mille vingt-quatre. L’entrée dans un logement social, après une longue période de rue, est une célébration intimiste, en présence d’un agent technico-commercial de la Société Dauphinoise pour l’Habitat et d’une travailleuse sociale du service Totem. Si l’accès à un logement stable marque une première étape et que mon parcours d’insertion sociale se conforme, autant que possible, à une exigence de normativité, mon intégration au système socio-économique se heurte aux séquelles d’une existence en marge. En l’absence d’un prototype unique de socialisation ou d’appropriation des normes, le tissu associatif grenoblois regorge de modèles alternatifs et t’entraîne dans son sillage émancipateur.

Maria Prokhorova est née le vingt-et-un juillet mille neuf cent quatre-vingt-huit à Moscou en Union soviétique. Elle avait déjà dormi dans un centre d’hébergement d’urgence, une pension de famille, une laverie automatique, un parking souterrain, une cabine de bateau, un caniste, un local poubelle. Une rigole, un renfoncement, une fissure dans l’espace public. Elle s’était recroquevillée dans un coin pour se cacher dans les fondations d’une maison sans charpente ni plafond. Elle s’était repliée sur elle-même dans une cabine téléphonique, les genoux ramenés vers la poitrine, les bras repliés et le cou tordu. Maria avait vécu dans la rue pendant dix ans, par périodes, à plusieurs années d’intervalle : un parcours sinueux, marqué par de nombreux allers-retours entre des appartements, des squats et la rue.

À dix-neuf ans, après deux années à la rue, son premier appartement à Paris est pris en charge par sa mère. Elle tente de faire entrer cinq chiens et un homme dans quinze mètres carrés. Les voisins se plaignent du bruit et des poils dans le couloir. L’homme repart à la rue, place Colette. Le studio est décoré d’une armoire et d’une commode pour enfants, respectivement rose et bleue, de la marque d’ameublement suédoise. Elle empile la vaisselle dans des sacs plastiques pour éviter de la laver. Le propriétaire, venu effectuer des travaux, trouve une seringue derrière un radiateur et en profite pour inviter sa mère à déjeuner. Il y a des rats et un chat trouvé dans la rue. Les mouches pondent des œufs dans les poubelles car elles sont attirées par les déchets en décomposition.

Trois ans plus tard, son second appartement est une colocation près du métro Porte Dorée. Elle étudie aux Beaux-Arts de Paris et fait son apprentissage dans l’atelier de Dominique Gauthier. Elle rencontre L’Homme près de la colline du crack1. Sa chambre est insalubre : accumulation compulsive d’objets et de papiers ; elle souffre d’incurie. Elle installe un matelas dans la cuisine pour ne plus voir son rat mort dans le lit. Elle envahit les parties privatives et communes.

Face au manque de places en hébergement d’urgence, Maria et Tina, la chienne, ont couru d’associations en associations, en vomissant toujours le même récit mécanique, réduit à une épure pathologique. Elles ont fait appel à des hommes de bonne et de mauvaise volonté. Elles ont respecté le protocole en appelant tous les jours, à la même heure, le même numéro. Le 115 est le numéro d’urgence à contacter afin de tenter d’obtenir une place dans un dispositif d’hébergement d’urgence pour la nuit et de se faire connaître des organismes compétents, tels que le Samu social et les équipes mobiles. Mais la présence du chien est un frein : la majorité des centres n’accepte pas les animaux. Au même moment, une palpation révèle plusieurs grosseurs au niveau des mamelles de la chienne.

C’est alors que j’entends des murmures dans la rue et ce ne sont pas des hallucinations auditives. Il existe un dispositif qui vient en aide aux personnes qualifiées de « grands exclus ». Je rencontre Sania, travailleuse paire2 au service Totem – De la rue au logement, pendant une maraude de réduction des risques3 au 1024, en novembre deux mille vingt-deux. Je suis ensuite reçue par deux travailleurs sociaux, rue des Eaux-Claires, en avril deux mille vingt-trois, afin de soumettre ma demande d’admission.

Lorsque la commission de Totem statue favorablement sur ma demande d’accompagnement social le treize juillet deux mille vingt-trois, j’entrevois enfin l’espoir de réussir ma réinsertion sociale, ma resocialisation, mon reclassement social, ma réhabilitation par le logement, mon rétablissement.

Lorsque commence son suivi avec Totem, Maria demeure alors depuis plusieurs mois dans l’appartement du 38, rue Ambroise Croizat, à Échirolles. Le logement est composé de deux pièces : une pièce principale faisant office de chambre à coucher et une pièce secondaire qui sert de décharge. L’homme qui y habite bénéficie d’un aménagement de peine ; il exécute une partie de sa condamnation hors des murs de la prison, en placement à l’extérieur. Son hébergement et son accompagnement socio-judiciaire sont pris en charge par l’association Ajhiralp. L’appartement de la rue Ambroise Croizat est le quatrième logement qu’il occupe. Ses appartements sont tous irréversiblement dégradés, les portes d’entrée sont fracturées et les vitres sont cassées. L’hébergement, même temporaire, de personnes extérieures au dispositif étant formellement interdit, je me cache dans des trous de souris. En deux mille douze, l’homme a été condamné à douze mois de prison ferme pour violences conjugales.

Si Maria se terre chez un homme violent, c’est parce qu’elle ne veut pas retourner dans la rue. Si Maria ne veut pas retourner dans la rue, c’est parce qu’il y a des hommes violents. Il y a une montagne de détritus, des canettes vides, des emballages alimentaires. La moisissure recouvre les aliments abandonnés d’une mousse cotonneuse. Sur les murs, des projections de matière grasse alimentaire. Sur le sol, une masse coagulée de linges souillés d’urine de chat.

Dans un premier temps, Maria tente de fixer des règles de bonne conduite. Ils mettent en place des jeux d’imitation, ils répètent les gestes du quotidien : ils jouent à faire le ménage, ils jouent à faire les courses, ils jouent à faire du bricolage. Il achète une machine à laver et même un sèche-linge. Les poubelles doivent être vidées régulièrement. Les déchets alimentaires ne doivent pas s’accumuler. Il faut porter des vêtements propres. Il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon. Maria se mobilise pour faciliter la réinsertion sociale et professionnelle de l’homme. Sans le savoir, pour elle, c’est une dernière représentation dans les conditions du réel, avec costumes, sons et lumières. Il faut se rendre au CSAPA5 Claude Balier à Échirolles, qui accueille les personnes en obligation de soins, au pôle socio-judiciaire de l’association Ajhiralp, au Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation de l’Isère pour des entretiens mensuels avec une conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation, au CCAS d’Échirolles pour solliciter une aide financière ponctuelle. Pour restaurer son image, il l’exhibe dans les rues et les supermarchés lors de séquences fortement ritualisées. Les travailleurs sociaux participent au spectacle en applaudissant.

Mais alors que les filles préfèrent la cuisine, les tâches domestiques et le ménage, les garçons préfèrent jouer avec les cubes, les voitures et la cocaïne. Le crack s’administre par inhalation. Son usage entraîne des hallucinations olfactives et tactiles, des épisodes de psychose paranoïde, des comportements erratiques et violents, des troubles érectiles.

Il fume, il est malade et il souffre, et la douleur, elle fait des bonds dans la pièce ; elle fait même des trous dans les murs et des ecchymoses au visage. Car la nuit, je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau et qui parlait comme un dragon. Maria est séquestrée dans l’appartement : il y a les coups portés sur le corps, la privation de sommeil, et l’hyperstimulation sensorielle, mais il y a aussi la destruction et la confiscation des biens matériels. La fuite aura lieu le samedi neuf septembre deux mille vingt-trois. Elle atterrit sur le sol devant un hôtel de bric et de blocs préfabriqués., où personne ne l’attend.

L’hôtel n’est pas une maison où l’on habite. Maria Prokhorova vit pendant cinq mois dans un HôtelF1, situé rue de la Condamine, quartier de Mayencin à Gières.

Pour pénétrer dans la chambre d’un HôtelF1, il faut négocier l’entrée, prouver rapidement sa respectabilité en dépit de la chienne, des sacs surchargés, des hardes boueuses, les marqueurs de mon identité sociale dévalorisée. Je dégaine des arguments affectifs pour émouvoir mon interlocuteur qui refuse ma réservation. Petit cochon, petit cochon, laisse-moi entrer ! Le réceptionniste finit par accepter une période d’essai de trois jours, destinée à diagnostiquer ma capacité à habiter l’hôtel ; on m’autorise ensuite à réserver six jours supplémentaires. Je finis par rester.

Face à l’urgence, le service Totem finance par intermittence l’hôtel. Le père et divers organismes sociaux prennent aussi le relais. Le versement du revenu de solidarité active (RSA) me permet ensuite de payer l’hôtel avec mes propres ressources financières. La durée maximale de réservation du séjour en ligne est fixée à six nuits : six nuits coûtent deux cent soixante euros. Au commencement, je suis obligée de migrer vers un autre hôtel économique. Il n’y a que huit cent cinquante mètres entre les deux. Il faut toujours réserver suffisamment en avance pour ne pas interrompre l’enchaînement des réservations et perdre sa chambre. Au bout d’un mois, j’arrive à me fixer dans une chambre unique, au premier étage, quatrième porte à droite.

La chambre Tandem pour deux voyageurs comprend un espace lavabo, deux chaises, une table, un écran de télévision suspendu face au lit, et une fenêtre carrée. En face du lit double, un mur tapissé d’affiches pseudo-exotiques représentant de grandes villes du monde. Ce mur se distingue par sa démesure insolente. Les douches et les toilettes communes, sans lavabos, se trouvent dans les parties collectives. Dans la chambre, on urine dans les lavabos. Dans les cabines de douche en plastique, les vêtements sont inondés et, sans serviette microfibre vendue trois euros, on se dandine dans ses vêtements trempés jusqu’à sa chambre. À deux reprises, j’occupe la chambre premium Cabrio, qui bénéficie d’une salle de bain privative.

Les clients sont des chauffeurs routiers internationaux, des étudiants, des travailleurs précaires, et quelques rares familles d’origine étrangère. Ce sont majoritairement des hommes seuls qui se promènent dans les parties communes en sous-vêtements, sans aucune pudeur, comme à la maison : une domestication de l’espace public qui force au repli. Un chauffeur routier ukrainien offre des saucisses à mon chien. Une travailleuse du sexe reçoit des clients. Les remarques sexistes et obscènes du réceptionniste me réduisent à un corps vulnérable dans un environnement hostile. Il y a deux autres personnes qui vivent à long terme dans cet hôtel. Si le premier est un expert du camouflage, usant de mimétisme pour se confondre avec les murs, le second est invité à la table du réceptionniste tous les soirs

Au quotidien, je cultive des habitudes. Je trace des trajets dans la ville pour me donner l’illusion d’une vie de quartier. Ma promenade favorite me conduit au magasin à grande surface allemand Lidl, dix-sept rue des Glairons, situé à un kilomètre huit de mon lieu d’habitation. Hans fait la manche devant le Lidl, il m’offre des fruits gâtés. On pique-nique sur le couvre-lit et on consomme à l’excès une alimentation calorique et surabondante, ainsi que de la restauration rapide standardisée à emporter. Un four à micro-ondes domestique permet de chauffer des produits surgelés. Le don d’une bouilloire abandonnée par un client de passage — sous couvert de générosité, ce geste du réceptionniste induit manifestement un contre-don — permet de se familiariser avec la cuisson à la bouilloire. Toute la journée, on peut s’étourdir de programmes télévisuels. Pour survivre, il faut travailler à se rendre invisible tout en cultivant une certaine sociabilité résidentielle. On peut passer des heures à attendre et à surveiller quelqu’un pour l’éviter dans les couloirs. Toute tentative d’instaurer une routine stable est contrariée par des facteurs externes imprévisibles. Survivre exige un respect strict des règles. La chambre devient un espace à conquérir.

J’accompagne Lydia pendant le ménage des chambres et des parties communes. Le linge sale est trié par catégorie dans de grands sacs pour être envoyé à la laverie. Un chariot ergonomique avec presse verticale transporte les produits d’entretien, le matériel de nettoyage et le linge propre. Je réalise les actions suivantes : aérer la chambre, enlever le linge sale, vider les poubelles, réassortir le linge et les accessoires. Nous désapprouvons ensemble les comportements déviants des clients. Je pénètre dans des zones interdites que personne d’autre ne peut visiter.

Plusieurs fois par semaine, je me rends à Totem pour mes rendez-vous individuels. Lors des temps de permanence sur le lieu repère6 — le mardi après-midi et le jeudi matin — un lieu fixe et identifié, une vieille bâtisse anonyme dans la ville. Je me lave dans la douche et je lave mes vêtements dans la machine à laver. La machine à café à grains haut de gamme constitue une pièce centrale autour de laquelle on gravite.

Depuis deux mille douze, le service Totem accompagne des personnes sans domicile fixe qui souhaitent accéder à un logement autonome ordinaire, sans passer par des solutions intermédiaires. Ce sont des personnes vivant à la rue, isolées ou en couple, sans enfants, qui cumulent plusieurs motifs d’exclusion qui les empêchent d’accéder aux dispositifs d’hébergement existants : propriétaires de chiens, toxicomanes, sortants de prison… Ce sont Maria Prokhorova. Totem s’inscrit dans le cadre de la politique du « Logement d’abord », une stratégie nationale de réduction du sans-abrisme qui considère le logement comme le point de départ d’un parcours d’insertion et non plus comme sa finalité. Elle cherche à accélérer les parcours vers le logement sans tenter de prophétiser la capacité des personnes sans domicile fixe à habiter un logement de manière autonome. Une fois installées dans ce logement, elles peuvent aborder plus sereinement les démarches d’insertion, ainsi que l’accès aux soins et à l’emploi, si elles le souhaitent. Le logement permet de se soigner, le logement permet de travailler, le logement permet de se projeter dans l’avenir. L’équipe est composée de deux éducateurs spécialisés, de deux travailleurs pairs, d’une infirmière, d’un chef de service, d’une stagiaire, d’un agent de maintenance et d’une secrétaire.

Totem accompagne vingt-cinq personnes en file active7 et quinze personnes en sortie du dispositif, dans le cadre du dispositif de suite. L’équipe est pluriprofessionnelle et l’accompagnement repose sur une multi-référence : chaque membre de l’équipe intervient indifféremment auprès des personnes accompagnées. Le nombre restreint de personnes favorise la proximité et un sentiment d’appartenance communautaire : une communauté de sort qui poursuit une visée commune. Totem propose un accompagnement éthique, dont la vocation est de permettre un accès au logement le plus rapidement possible et de pérenniser le maintien dans celui-ci. C’est une approche centrée sur l’autodétermination et la capacité d’agir des personnes, dans le respect d’un consentement libre et éclairé. Le consentement de la personne accompagnée est recherché dans tous les cas.

Dans un premier temps, un accompagnement intensif et personnalisé permet de réaliser toutes les démarches administratives abandonnées depuis de nombreuses années : renouveler les papiers d’identité, obtenir la carte vitale, effectuer une demande de domiciliation auprès du Centre communal d’action sociale de Grenoble, faire une demande de complémentaire santé solidaire, demander le revenu de solidarité active et déposer une demande de logement social. Chaque démarche se transforme en véritable parcours du combattant : la CAF me demande de prouver que je suis bien arrivée enfant en France, les impôts exigent que je déclare un domicile pendant mes périodes de rue, et je suis radiée de la Sécurité sociale pour n’avoir pas répondu à un simple mail. À chaque étape, je me heurte à des murs bien visibles.

À Totem, on croise des habitués et des nouveaux arrivants : ceux qui sont à la rue, ceux qui sont en appartement, ceux qui viennent tout juste de signer un bail. Nous ne sommes que trois femmes. À la fin du mois, il y a toujours plus de monde à Totem. Quelques conflits épisodiques surviennent, ainsi que des colères dirigées contre les mauvaises personnes. Des malentendus s’installent parfois entre des locuteurs qui utilisent le langage de façon différente, mais, généralement, la paix règne à Totem.

Le huit novembre deux mille vingt-trois on me propose de visiter un appartement dans un quartier classé prioritaire. Le quatorze décembre, après quatre mois de course effrénée, je signe un bail glissant, une convention tripartite entre mon bailleur social SDH, l’association Un toit pour tous, et moi. L’association signe le contrat de location, et moi je deviens locataire en sous-location. Alors que ma situation administrative ne me permet pas d’accéder à un logement social, le bail glissant me permet de sortir de la rue, Si tout se passe bien, le bail finira par glisser à mon nom et se transformera en bail d’habitation classique.

J’ai achevé la course, j’ai couru de toutes les forces de mes petites jambes, et j’ai gagné. Assise par terre dans mon logement vétuste— mes murs tâchés, mes papiers peints aux couleurs obsolètes, mes déjections de mites solitaires —, je n’ai pas le temps de pleinement célébrer cette victoire. Je me sens submergée par toutes ces nouvelles obligations à venir : les travaux à faire, les papiers à remplir, les virements à programmer, les assurances à souscrire. Je dois réussir ma réinsertion. Je dois m’adapter au plus vite, me conformer aux règles du jeu. Il faut réussir ou mourir.


* Marie de Lozinskiy est le pseudonyme littéraire et journalistique de Maria Prokhorova.

Crédit photo : ©maria prokhorova

  1. Un ancien campement de consommateurs de crack dans le nord de Paris, porte de la Chapelle. ↩︎
  2. « Le travail pair repose, dans les champs de l’intervention sociale et médico-sociale, sur le principe d’un accompagnement des personnes par des « pairs », c’est à dire des professionnels dotés de « savoirs d’expérience » acquis au fil d’un parcours de vie similaire à celui de ces personnes.» La plateforme Travail Pair du Groupement des Possibles↩︎
  3. Une action d’aller-vers un public consommateur de produits psychoactifs dans la rue (distribution et récupération du matériel de Réduction Des Risques (RDR) , accès aux soins et aux droits…) ↩︎
  4. Espace autogéré occupant des locaux appartenant à la Ville de Grenoble. ↩︎
  5. Centre de soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie. ↩︎
  6. Lieu d’accueil et d’accompagnement, il permet aux personnes accompagnées d’accéder à différents services et prestations : alimentation (petit-déjeuner et déjeuner), hygiène (douches, kits d’hygiène), santé (matériel de RDR et plaquettes d’information), accès aux droits (téléphonie, Internet, photocopieur, informations), solidarité (dons de vêtements, de petites fournitures diverses et de croquettes). Le lieu repère et les permanences d’accueil sont avant tout des temps et des espaces réguliers d’accueil sans rendez-vous, favorisant la création et le maintien du lien social, ainsi que le développement de réseaux d’entraide et de solidarité. Le lieu repère permet également de lutter contre le sentiment d’isolement de certaines personnes. . ↩︎
  7. Nombre total de personnes prises en charge dans une structure donnée au cours d’une année. ↩︎