Les cantonales, un coup pour rien ?
Le désamour entre les Français et les politiques ne fait que s’amplifier. Après le scrutin des européennes en 2009 et celui des régionales en 2010, le taux élevé de l’abstention est une nouvelle fois le principal enseignement de ces élections. Alors que 21 millions d’électeurs étaient concernés par ces cantonales, moins de la moitié d’entre eux se sont déplacés dimanche pour aller voter. Avec un score de 55%, le parti de l’abstention est donc le vainqueur de ce scrutin. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce manque d’intérêt pour ces élections. Leur manque de lisibilité et le fait qu’elles ne soient pas couplées cette fois-ci avec des municipales étaient des facteurs prévisibles. L’actualité internationale chargée – avec le tsunami japonais et la guerre en Libye – a un peu plus noyé l’attention des médias sur ce sujet. Enfin, après l’euphorie de 2007, la désaffection des Français envers la classe politique est une tendance qui se confirme à chaque élection. Ce sont donc à la fois des raisons structurelles mais également conjoncturelles.




